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A. Intitulé du projet : Eau/ Santé – Développement Intégré de Tagadirt - Naâbadou (Avril 1993- Avril 1998 ) .
Il s’agit d’un projet de développement conçu et réalisé avec la participation active de la population pour approvisionner la communauté de Tagadirt- Naâbadou en eau potable afin d’améliorer son état de santé et réduire la mortalité infantile par maladies diarrhéiques.
L ’auto - gestion judicieuse du projet servira de plate - forme à la réalisation d’autres projets de développement intégré de la région de Tagadirt - Naâbadou.
B. Numéro de référence du projet : Projet n° 1 / ASTD.
C. Localisation du projet :
D. Groupe directement ciblé :
Les bénéficiaires directs du projet sont plus de 3500 habitants du douar Tagadirt - Naâbadou qui seront , correctement , approvisionnés en eau potable.
E- Durée du projet :
La durée du projet est de 5 ans : Avril 1993 – Avril 1998 .
F- Financement du projet :
Coût total du projet : 2.886.731.90 DHS.
G. Organisation d’exécution du projet :
Demandeur du projet :
Association Sociale Tiouizi , à laquelle adhère la totalité des habitants de Tagadirt - Naâbadou ( plus de 3500 habitants ) .
Personne qui rendra compte du suivi du projet :
Mohamed OUADI, Président fondateur de l’Association, premier vice-président de la commune rurale de Drarga , technicien en nutrition , responsable provincial des programmes de lutte contre les maladies diarrhéiques et de la lutte contre la malnutrition , ayant participé à la mise en œuvre du projet ² Soins de Santé de Base ² (P.D.S.S) en 1982 , au lancement des Journées Nationales de Vaccination en 1987 , à la restructuration du programme de lutte contre la malnutrition , de 1984 à 1990 , à l’enquête nutritionnelle sur le goître endémique ( Ouarzazate 1992).
Il s’engage, absolument à soumettre à ses partenaires tous rapports de synthèse et rapports financiers et à permettre le suivi , le contrôle , l’audit financière et l’évaluation.
Responsable de l’exécution du projet :
Mohamed OUADI , président – fondateur de l’Association sociale Tiouizi de Tagadirt –Naâbadou.
I. Date de soumission du projet à AMSED :
Proposition réactualisée au mois d’Avril 1996.
II- RESUME |
A – Description du projet :
Le projet Eau / Santé – Développement Intégré de Tagadirt – Naâbadou vise à approvisionner les habitants de la localité en eau potable avec leur propre et effective participation à ses différentes étapes . Des activités éducatives et organisationnelles seront entreprises pour renforcer la mobilisation, développer l’esprit communautaire , organiser la population en structures capables d’assurer l’auto – gestion judicieuse de l’eau potable afin de pouvoir dégager des profits à réinvestir dans d’autres projets de développements prioritaires.
B- But du projet : Amélioration des conditions de vie et de santé des habitants de Tagadirt-Naâbadou.
C- Coût total du projet : 2.886.731,90 DHS.
D- Résumé du problème :
Du fait de la sécheresse de l’Oued- Souss et des rivières attenantes , les habitants de la région de Tagadirt - Naâbadou souffrent de pénurie d’eau . Situation aggravée par la succession d’années de faible pluviométrie. La contamination des eaux consommées est responsable de maladies diarrhéiques , cause de morbidité et de mortalité infantile dont le taux est anormalement élevé .
L’affectation des femmes et des filles , en particulier , aux corvées d’approvisionnement en eau est responsable de prématurité, principale cause de mortalité néo- natale chez les premières et cause de non scolarité chez les secondes.
La persistance de la sécheresse a désorganisé les structures socio -économiques de la communauté, basées essentiellement sur le mode agro- pastoral et les traditions ancestrales de solidarité et d’entraide connues sous le nom de ² TIOUIZI² .
A part l’école primaire et l’électricité , la communauté manque de toutes les autres infrastructures de base.
Avec l’adhésion unanime de la communauté, de jeunes fonctionnaires ont créé le cadre associatif pour la résolution des problèmes spécifiques qui se posent et pour renouer avec les traditions ancestrales , renforcer la mobilisation sociale, réorganiser, moderniser et réglementer la participation communautaire et pour développer la collaboration intersectorielle, dans le cadre des Priorités Nationales.
E- Objectifs spécifiques du projet :
1. Approvisionner correctement plus de 3500 habitants de la communauté de Tagadirt-Naâbadou en eau potable avant le mois de Décembre 1996.
2. Collaborer, étroitement , avec les services de la circonscription sanitaire de Tikiouine , pour la promotion de bonnes conditions d’hygiène et de santé afin d’infléchir , favorablement , la tendance anormalement élevée de la morbidité et de la mortalité des enfants de moins de cinq ans, par les maladies diarrhéiques qui constituent , en effet , la principale cause de décès : (26,7%, à l’échelon national d’après l’enquête ECCD 1988 ).
3. Libérer les femmes et les jeunes filles et garçons de la corvée de quête d’eau pour consacrer, davantage, de temps aux soins et à l’éducation des nourrissons et jeunes enfants et du temps à la scolarisation et à l’enseignement. Encourager les jeunes à de meilleures performances scolaires.
4. Renforcer et organiser la mobilisation sociale des habitants et développer leur participation active à la résolution de leurs problèmes socio-économiques par la réalisation de projets de développement intégré de leur région.
5. Renforcer les structures organisationnelles et les capacités de gestion de l’Association.
6. Assurer une gestion judicieuse du projet d’approvisionnement en eau potable de façon à le pérenniser, le rentabiliser pour dégager des profits à réinvestir dans la réalisation d’autres projets de développement.
7. Développer la collaboration intersectorielle , le partenariat et ouvrir l’Association sur son environnement extérieur.
8. Evaluer l’expérience de l’Association pour en tirer les conclusions à même de servir le développement du monde rural déshérité .
F- Programme d’ exécution du projet d’AEP :
1-Les études du choix stratégique (conception et formulation du projet) , et de la variante technique (analyse, évaluation, décision ) ,furent entamées entre le mois d’Avril 1993 et le mois d’Août 1994 (soit 16 mois ).
2-L’étape de la réalisation se divise en deux parties :
3-L’étape de gestion, de renforcement des structures organisationnelles , de mobilisation sociale, d’évaluation des résultats obtenus et de l’impact atteint a accompagné les deux étapes précédentes et se poursuit jusqu’à la fin du projet en 1998 .
Il est prévu une évaluation multi- sectorielle et multi- critères , à terme du projet , pour analyse des résultats et étude de l’impact sur la communauté.
G- Justifications du projet :
Justifications intrinsèques : le projet d’approvisionnement en eau potable et les activités organisationnelles et éducatives qui l’accompagnent trouvent leur justification première dans le besoidurement resset exprimé par la communauté de Tagadiâbadou, toute entière.
Justifications extrinsèques : le projet Eau / Santé - Développement Intégré de Tagadirt-Naâbadou se justifie par son inscription dans le cadre des priorités Nationales en matière :
- d’amélioration du taux de desserte du milieu rural en eau potable PAGER ) ; le taux de desserte actuel ne dépassant guère 14% de la population du milieu rural qui représente pourtant la moitié de la population de notre pays.
- de réduction de la mortalité infantile , en général , et par maladies diarrhéiques et malnutrition en particulier.
Les maladies diarrhéiques sont responsables de la mortalité de 26,7% des décès des enfants âgés de moins de cinq ans, à l’échelon national ( ECCD 1988 ) , dont 95% des décès âgés de moins de deux ans.² Programmes nationaux de lutte contre les maladies diarrhéiques et contre la malnutrition.² de généralisation de la scolarisation, de l’éducation et de la formation de l’élément humain, comme facteur central de développement ² Droits de l’homme ,
- Constitution du Maroc, Programmes du Ministère de l’éducation Nationale² .
- d’amélioration de l’accessibilité et du rapprochement des services de la population .
- de développement du monde rural qui manque d’infrastructures de base qui constitue une fracture dans l’effort global de développement du pays ( référer déclarations Officielles). Situation préjudiciable à l’origine de l’exode rural et de ses conséquences .
G- Etudes techniques économiques et financières :
Les études techniques des différents aspects du projet d’AEP ( station de pompage,réseau de distribution en deux versions² amiante ciment et PVC² , château d’eau en deux versions également ² 150 m3 et 100 m3, surélevés de 20 m² , analyses chimique et bactériologique des eaux consommées, ont été réalisées, bénévolement, par des départements et organismes publics et privés provinciaux, en l’occurrence : la direction régionale de l’hydraulique, la direction provinciale de l'office national de l’eau potable, la régie autonome multi-services d’Agadir, l’office régional de mise en valeur agricole, le cabinet d’études CAMING, la direction provinciale des travaux publics, le laboratoire public des essais et des études et la délégation du ministère de la santé publique.
L’étude générale de production et de distribution d’eau potable de la localité de Tagadirt- Naâbadou, avec ses composantes économique et financière , fut réalisée, gratuitement, par la direction générale de l’ONEP , sur demande de l’association sociale Tiouizi (étude note n°DDP/E/95, Septembre 1995 ).
Les différentes études ont aidé l’association à faire le choix stratégique et le choix de la variante tactique.
La réalisation du projet fut envisagée en deux étapes :
I- Les bénéficiaires du projet :
Ce sont tous les habitants de Tagadirt - Naâbadou , soit plus de 3500 hts . Les groupes cibles sont les enfants de moins de Cinq ans, les femmes et les jeunes filles et garçons, affectés aux corvées de quête hardie et continue d’eau.
J- Organisation de la communauté :
La communauté de Tagadirt-Naâbadou s’est organisée en association sociale de développement qui élit son instance dirigeante, le bureau exécutif, en assemblée générale ordinaire, pour un mandat d’une année reconductible , à l’issue de laquelle sont présentés les rapports moral et financier.
L’instance dirigeante crée en son sein, avec appel à des membres en dehors du bureau , des commissions de suivi chargées de l’exécution des activités programmées :
Ces commissions se réunissent régulièrement, rendent compte périodiquement de leurs activités et soumettent les obstacles et les problèmes rencontrés à la délibération du bureau exécutif.
Cette organisation structurée remplace l’ancienne ² J’maâ² de la communauté jadis responsable de la gestion des affaires communes.
K- Participations locales :
La participation communautaire s’est traduite par :
1-l’adhésion spontanée et massive à l’association et la mobilisation des habitants autour du projet de développement retenu et adopté.
2-la cotisation à la réalisation du projet d’approvisionnement en eau potable et des activités d’appui et de soutien qui l’accompagnent.
3-la participation active à la gestion des affaires communes dans le cadre des commissions créées à cet effet.
4-le don et la cession de parcelles de terrains nécessaires à l’édification des ouvrages du projet d’approvisionnement en eau potable :100 m2 pour la station de pompage, 200 m2 pour le château d’eau ainsi que ce qu’il faut pour l’élargissement des pistes pour pose de canalisations de refoulement et de distribution. Don de terrain, également, pour l’extension de l’école primaire, dispensaire rural de santé, foyer féminin, agence postale, prévus.
5-la participation à l’aménagement de la piste d’accès à la localité de Tagadirt-Naâbadou pour permettre sa desserte par transport urbain.
6-la participation massive aux meetings, aux assemblées générales ordinaires et extraordinaires (hommes, femmes, garçons et filles).
7-la participation à des opérations de Tiouizi : campagnes de propreté , alimentation des ouvriers, travaux de construction de la station de pompage……etc.
L- Budget du projet d’approvisionnement en potable :
a)Solution transitoire d’AEP par bornes fontaines :
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Activités |
Quantité |
P.U(dhs) |
Coût total (Dhs) |
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1°-études sectorielles du projet d’AEP 2°-étude générale de production et de distribution d’eau ; 3°-acquisition de parcelle de terrain ; 4°-forage + pompe électrique ; 5°-station de pompage + électrification 6°-conduite de refoulement(700m)et de distribution(1094m), 3 B.F ; 7°-château d’eau 150m3,haut de 20 m ; 8°-contrôle technique château d’eau ; 9°-frais généraux de fonctionnement ; 10°-salaires des permanents. |
7 1
2 2 1 3
1 2 - - |
- -
- - - -
- - - - |
130.600,00 400.000,00
130.000,00 625.000,00 45.660,90 285.000,00
324.471,00 45.000,00 24.000,00 15.000,00 |
Coût Total de la solution transitoire d’AEP : 2.024.731,90 dh.
b)- Extension du réseau de distribution d’eau potable et branchements particuliers :
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Description des activités Coût total/dh |
Nbre | P.U | Coût Total | ||
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1°-extension du réseau d’AEP 2°-renforcement des capacités de gestion( micro-ordinateur+format.) 3°-frais de fonctionnement,4°-salaires des permanents, |
1 1
1 2 |
700.000,0 50.000,0
8.000,0 2.000,0 |
700.000,00 50.000,00
16.000,00 96.000,00 |
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Coût Total de l’extension |
- |
- |
862.000,00 |
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Coût total du projet : 2.886.731,90 DHs.
La contribution d’AMSED, sollicitée pour participer au financement de l’extension du projet d’AEP , n’a pas pu se concrétiser.
III- Enoncé du problème |
A. Description :
La localité de Tagadirt-Naâbadou qui se situe sur la rive droite de l’Oued Sous, au P.K 18 sur la RN n° 8 (ancienne RP 40 ), connaît une histoire de + de 400 ans.
Les habitants s’étaient organisées en J’maâ, sorte d’assemblée locale , qui assure la gestion des affaires communes et manifestaient des relations , devenues traditions, faites de solidarité et d’entraide en matière de labours , de moissons, d’aménagement de séguias, et se soutenaient en cas de fêtes et de malheurs . Ces traditions ancestrales portaient le nom de² Tiouizi² .
La construction de deux barrages, en amont, sur l’Oued Souss, a desséché les deux séguias (rivières)² Sidi Yahya et Al Jihadia² , qui drainaient les eaux utilisées pour l’irrigation des terres agricoles et consommées pour des besoins domestiques.
La sécheresse qui en a résulté, aggravée par des années successives de faible pluviométrie, a fini par désorganiser les structures socio-économiques locales.
Ainsi , depuis l’année 1976 , l’eau de consommation est devenue denrérare et ès précieuse. La quête d’eau de consommsefanquelques puits individuels, dont le nombre ne fait que diminuer, du fait de la persistance de la sécheresse, pour être réduit, début des années 1990, à environ Six puits, mal ou non équipés, non protégés et non traités.
Ainsi, non seulement l’eau est rare et pénible à chercher, mais, la qualité des eaux puisées est impropre à la consommation ( non potable selon les normes nationales ). L’analyse bactériologique des eaux puisées, effectuées le 25.10. 1994 , par les services provinciaux d’hygiène du milieu et d’épidémiologie d’Agadir , a révélé la présence de coliformes en grande quantité et la contamination d’origine
fécale dans l’eau de cinq puits sur les six utilisés.
Aussi, observe-t-on une liaison forte entre l’utilisation de ces eaux exposées à la contamination et la recrudescence des maladies diarrhéiques.
A l’échelon national, les maladies diarrhéiques constituent la principale cause de morbidité et de mortalité infantile :26,7% des causes de décès en 1988 , dont 95% des décès de moins de deux ans, selon les résultats de l’enquête ECCD 1988.
Elles constituent, de même, la principale cause de malnutrition, aigüe et chronique qui s’est manifestée par le retard de croissance dont sont affectés 33% des enfants âgés de moins de cinq ans( enquête nationale population santé² ENPS 1987² .
Les femmes et les enfants sont les principaux responsables des corvées d’approvisionnement en eau. De ce fait , ils sont davantage exposés aux maladies hydriques.Les femmes enceintes sont exposées à la prématurité qui constitue l’une des premières causes du décès néo-natal.
La tâche d’approvisionnement en eau grève, d’autant, le temps disponible que les femmes pourraient, notamment, investir dans les soins et l’éducation de leurs enfants. Il est, en effet, établi que l’activité féminine hors domicile est considérée comme un facteur important de mortalité infantile.
La corvée d’approvisionnement en eau constitue, par ailleurs, un frein important pour la scolarisation des enfants. De ce fait , le taux de scolarisation féminine est très faible.
A l’échelon national, le taux de non scolarisation atteint 80% chez les filles et 37% , en milieu rural, selon l’enquête du CNJA de 1993.
Le besoin d’utiliser ses enfants pour la quête d’eau explique la tendance de non scolarisation des filles , les parents étant réconfortés par les difficultés d’accessibilité aux établissements scolaires, de niveau immédiatement supérieur, installés dans les villes, par défaut de moyen de transport en commun.
Les moyens humains et financiers dont dispose la commune rurale de Drarga, chargée entre autres responsabilités, d’assurer la desserte des habitants en eau potable, sont très limités.
Enfin, les habitants de Tagadirt – Naâbadou, ne disposent que d’une école primaire, qu’ils ont construit en 1958, étendue par la suite, et de l’électricité depuis 1986.
Toutes les autres infrastructures de base font défaut.
Devant ces conditions défavorables de vie et de santé, beaucoup de personnes et de familles ont, soit, émigré en dehors des frontières nationales ou se sont installées dans les villes internes, après avoir vendu une partie ou la totalité de leur terres.
La démunition et la pauvreté sont devenues telles que beaucoup de familles ont recouru à la vente de la terre, jadis appréciée voire sacrée, pour subvenir à leurs besoins de survie.
B. Cadre de résolution du problème :
Sur initiative de l’un des deux élus locaux, premier Vice-Président de la commune rurale de Drarga, technicien en nutrition de formation, responsable provincial des programmes de lutte contre les maladies diarrhéiques et de lutte contre la malnutrition, à la délégation du ministère de la santé publique d’Agadir, de jeunes cadres et fonctionnaires, travaillant et vivant en ville, ont pu regrouper la population pour se mobiliser, se solidariser et participer activement à la résolution de leurs problèmes de développement, renouant ainsi avec leurs traditions ancestrales de Tiouizi qu’il s’agit de consolider, moderniser et réglementer.
Ce fut la naissance, en Avril 1993, d’une Association sociale de développement dénommée Tiouizi, c’est à dire mobilisation, solidarité et entraide.
Les activités de l’association s’inscrivent dans le cadre des priorités et des préoccupations nationales.
IV- Description du projet |
Le projet Eau/ Santé-Développement intégré de la communauté de Tagadirt-Naâbadou est un projet à plusieurs composantes :
- approvisionnement correct en eau potable, promotion de bonnes conditions de santé et d’hygiène, généralisation de la scolarisation, renforcement des structures organisationnelles et des capacités de gestion, épanouissement de l’élément humain comme facteur de développement.
A. But du projet :
Amélioration des conditions de vie et de santé de la population de Tagadirt-Naâbadou.
B. Objectifs spécifiques du projet :
C-Activités à développer :
Pour atteindre les objectifs spécifiques fixés, nous devons développer les activités suivantes :
1er Objectif :
· Collecte des fonds nécessaires à la réalisation de la première tranche du projet d’approvisionnement des habitants en eau potable par bornes fontaines.
· Conception du projet d’approvisionnement en eau potable et sa formulation, réalisation des études nécessaires: technique, de faisabilité, de durabilité, économique et financière.
· Recherche de partenaires potentiels et demande de participation au financement du projet.
· Décision du choix tactique et réalisation, en partenariat , de la solution transitoire d’AEP par bornes fontaines.
· Extension du réseau de distribution d’eau potable , branchements particuliers à domicile et versement des redevances de consommation en eau pour assurer le fonctionnement , l’entretien, la gestion et la rentabilisation du projet.
2ème Objectif :
· Sensibilisation des habitants en matière d’hygiène et de santé par l’utilisation des différents canaux d’Information, Education et communication disponibles: émissions, meetings, assemblées générales des habitants, réunions des membres du bureau et des commissions, communication interpersonnelle.
· Traitement de l’eau distribuée et contrôle de sa qualité bactériologique.
· Affectation de local à l’équipe mobile de santé, sa prise en charge et la diffusion de la date de son passage auprès des habitants.
3ème Objectif :
· Recensement, inscription et scolarisation de 100% des enfants en âge scolaire ; aide aux élèves nécessiteux.
· Stimulation de l’émulation et de la concurrence entre les élèves.
· Développede maîtrise et de la confien so, célèves. des activités scolaires, éducatives et sportives.
· Amélioration de l’accessibilité aux établissements scolaires par la desserte par moyen de transport en commun urbain.
4ème Objectif :
· Participation effective de la population à la conception, réalisation, gestion, contrôle et évaluation du projet d’approvisionnement en eau potable.
· Adhésion de la communauté aux projets et aux activités de l’association et leur participation à la gestion de leurs affaires communes.
5ème Objectif :
· Participation à des cycles de formation, à l’échelon local et national…. Etablissement de contacts avec les autres ONG et échange d’expériences .
· Elaboration du règlement intérieur des instances dirigeantes et son application.
· Création de commissions² spécialisées² incluant des membres au sein et en dehors du bureau exécutif : liaisons contacts et communication, suivi de l’exécution des travaux, de promotion de la santé, affaires scolaires et sportives, affaires de la mosquée et de l’école coranique traditionnelle, de la promotion de la femme, de développement agricole…etc.
6ème Objectif :
· Etude économique et financière du projet d’approvisionnement en eau potable, calcul du coût du m3 d’eau compte tenu de l’amortissement des ouvrages, des frais de fonctionnement, d’entretien et de réparation, de profits de réinvestissement.
· Mise sur pied de structures d’administration et de gestion des projets : recrutement de permanents sous la supervision de commissions désignées par le bureau exécutif.
7ème Objectif :
· Développer la collaboration intersectorielle, le partenariat et ouvrir l’association sur son environnement extérieur.
· Concertation et consultation des départements et organismes spécialisés et implication de ces derniers dans l’élaboration des études nécessaires ainsi que dans le contrôle technique de la réalisation du projet.
· Maintien d’une bonne coordination avec les Autorités Locales et communales.
· Diffusion des comptes rendus de l’état d’avancement du projet et des activités développées par l’association, auprès de tous les partenaires.
· Ouverture, dans la transparence, sur les ONG, les départements et organismes publics et privés, le milieu universitaire, les mass-médias, et toutes les parties intéressées par l’action associative au service du développement du monde rural.
8ème Objectif :
· Evaluation permanente au niveau des structures organisationnelles de l’association.
· Evaluation périodique sous forme de comptes rendus, à destination interne et externe.
· Evaluation multi-sectorielle et multi-critères, à terme du projet, et pour étude de l’impact.
D- Suppositions :
Les activités développées sont à même de concourir à l’atteinte des objectifs fixés. Toutefois, la finalité étant de développer l’élément humain, il est recommandé de s’armer de compréhension, de pédagogie, de patience, d’esprit de créativité, de souplesse et de rigueur, d’efficacité, de transparence et de sincérité.
Cela suppose des dirigeants d’être des exemples de modestie et de compétence, de dévouement et de volontariat, de sérieux et de respect afin de pouvoir servir de catalyseur à la mobilisation sociale et à la participation communautaire.
La remise en cause, la rectification et le redressement doivent constituer le souci permanent pour ne pas s’écarter des objectifs fixés. Les activités d’IEC ² Information, Education, Communication² , doivent être la clef de voûte de l’action de l’association.
Toutes les activités doivent converger vers le renforcement de la mobilisation, la consolidation de la participation communautaire, le développement de la collaboration intersectorielle, facteurs de base de l’amélioration des conditions de vie et de santé de la communauté, but du projet Eau/Santé- Développement Intégré de Tagadirt-Naâbadou, que l’association se propose de réaliser en partenariat.
La crédibilité de l’association, sa représentation de la fierté et des espoirs de la population sont les gages de réussite dans l’atteinte de l’objectif final.
E- Système de suivi :
· Collecte de données : différents registres.
· Réunions périodiques du bureau exécutif et des commissions :procès-verbaux.
· Comptes rendus périodiques à destination interne et externe.
· Procès-verbaux des assemblées générales ordinaires et extraordinaires.
F. Personne responsable :
Les prises de décisions étant collectives et démocratiques, la responsabilité est à la fois individuelle et collective, chaque membre étant responsable de ses actes et faits, les commissions étant responsables devant le bureau exécutif, lui même responsable devant l’assemblée générale.
Le premier responsable du suivi, du contrôle et de l’évaluation est le président actuel de l’association, membre fondateur : Mohamed OUADI.
Cependant, le suivi, le contrôle et l’évaluation seront assurés en collaboration étroite avec les bailleurs de fonds et les partenaires.
G. Récolte de données pour suivi et évaluation :
Données à collecter |
Source de récolte |
- Avancement des travaux et des activités. - Nombre d’adhérents à l’association. - Règlement des cotisations annuelles. - Règlement des participations au projet. - Montant des fonds collectés, balance compt. - Nombre d’études réalisées ; qualité. - Evolution des maladies diarrhéiques : cas. - Evolution des cas de malnutrition. - Prestations de P.F et couverture vaccinale. - Nombre de Partenaires potentiels contactés. · Réponses positives ; sans réponses…etc. - Nombre de partenaires au projet. - Nature de la participation. - Recettes dépenses effectuées .
- Taux du chlore résiduel. - bactériologiques de contrôle. - Taux de scolarisation des filles et garçons. - Nombre de réussite à l’échelon supérieur. - Nombre de bénéficiaires des lunettes/correct - Nombre d’activités éducatives et sportives. - Nombre de branchements particuliers. - Efficacité des commissions créées. - Infractions aux statuts juridiques. - Nombres de séances de formation suivies. - Nombre de forums et de séminaires assistés. - Consommation totale et moyenne en eau. - Consommation totale et moyenne en électric - Redevances de consommations collectées. - Tenue des registres et des fiches à jour. - Etat des stocks des matériaux d’entretien… - Nombre d’émissions diffusées. - Nombre d’articles parus. |
- C.R de suivi et de contrôle. - P.V des réunions et des AG. - Registres et cartes. - Registres. Idem. - Registres, relevés comptables. - Archives de l’association. - Statistiques sanitaires du C/S. - Même source. Idem. - Archives de l’association. Idem. - Archives , comptes rendus. - Idem, rapports financiers. - Registres, C.R, relevés banques. - Registre. - Bulletins d’examens/laboratoire. - Ecole, recensement . Idem. Idem. - C.R et cassettes vidéos. - Registres de l’association. - P.V des réunions. - P.V des réunions et des A.Gles. - C.R et P.V. Idem. - Registres. Idem. - Registres et Quittanciers. - Observation. Idem. - Archives de l’association. Idem. |
H- Calendrier d’exécution :
Calendrier d’exécution |
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Activités à développer |
Années |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
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Trimestres |
1-2-3-4 |
1-2-3-4 |
1-2-3-4 |
1-2-3-4 |
1-2-3-4 |
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1-Collecte des fonds nécessaires. 2-Conception, études de base, recherche de partenaires. 3- Décision du choix tactique. 4-Réalisation de la solution transitoire d’AEP par B.F . 5- Extension du réseau de distribution + branchements particuliers à domicile. 6- I.E.C : information, éducation, communication. 7- Traitement de l’eau distribuée et contrôle qualité. 8- Soutien à l’équipe de santé. 9- Inscription, scolarisation et encouragement scolaire. 10- Amélioration de l’accessibilité . 11- Formation et contacts. 12- Développement de la collaboration intersectorielle. 13- Coordination avec les Autorités Locales. 14- Suivi et contrôle. 15- Evaluation en cours et à terme. 16- Evaluation multi-sectorielle et multi-critères. |
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V-Analyse du projet spécifique d’AEP |
A-Faisabilité technique :
La taille de la communauté de Tagadirt-Naâbadou, son regroupement, ses expériences, excluent de prime abord toute solution intermédiaire et hâtive d’approvisionnement en eau potable.
En effet, par le passé, deux tentatives ont été faîtes pour résoudre le problème de privation d’eau, mais elles ne sont pas couronnées de succès et n’ont pas acquis l’adhésion de la communauté.
Fin des années soixante, un puits public, situé au centre de la localité, fut approfondi, aménagé et équipé d’une éolienne, avec un réservoir de 18 m3 de capacité d’eau et une borne fontaine avec trois robinets.
Ce projet a été réalisé sans implication effective de la communauté et sans étude préalable. Le résultat en a été l’insuffisance du débit d’eau qui ne profitait qu’à une minorité de foyers à proximité.
Les robinets ont vite été détériorés et mis hors d’usage sous l’œil indifférent des habitants.
Quelques années plus tard, une citerne souterraine, destinée à recueillir les eaux pluviales de surface, d’une capacité de 30 m3, fut construite en dehors de la localité, au Nord, à proximité de l’école primaire. La citerne comporte des compartiments pour permettre la décantation et la séparation de l’eau des boues transportées.
Encore une fois, la population non consultée et non impliquée a contesté le choix du lieu d’implantation qui draine les eaux des sites où l’on déposait les carcasses des bêtes mortes. La population a vite répugné la consommation de cette eau collectée qui n’a été utilisée que pour la lessive.
La succession d’années de sécheresse, marquée par la faible pluviométrie, a vite fait que cet édifice est devenu non opérationnel.
A la création de l’association sociale Tiouizi, en Avril 1993, la communauté de Tagadirt-Naâbadou a exprimé son désir d’être desservie correctement en eau potable à domicile.
Historique du projet :
Il s’agissait, donc, de concevoir un projet d’AEP faisable , rentable et durable.
L’eau doit être potable et suffisante.
Se posaient, alors, à l’association un certain nombre de questions auxquelles il fallait trouver les réponses appropriées :
Pour répondre à ces questions, l’association sociale Tiouizi a recouru dans un tout premier temps à la consultation des organismes spécialisés :direction régionale de l’hydraulique, service de l’eau de la direction provinciale des travaux publiques, direction régionale de l’ONEP, pour une meilleure compréhension des différents éléments du projet d’AEP, des conditions à remplir par ces éléments pour un souci de faisabilité et de durabilité.
La disponibilité d’une carte de la région s’est révélée un outil indispensable à l’étude. L’office national de l’électricité a fourni à l’association une copie de la carte de la localité, établie à la moitié des années 1980, pour les besoins de l’électrification dans le cadre du PNER (programme national d’électrification rurale).
Ce fut la seule carte disponible, faisant ressortir les différentes côtes topographiques et les ruelles de la localité.
Par la suite, des départements et organismes publics et privés provinciaux ont été sollicités pour réaliser les études détaillées des différents aspects du projet d’AEP :
Ces différentes études, ainsi que les réunions de coordination, avec toutes les parties concernées, provoquées par Monsieur le Wali, qui soutient l’expérience de l’association, ont permis de formuler le projet et effectuer le choix stratégique.
A préciser que ces études ont été réalisées, bénévolement, pour le compte et à la demande de l’association sociale Tiouizi.
En partenariat avec la Direction Régionale de l’Hydraulique et avec appui de Monsieur le Wali il a été opté pour le creusement d’un forage d’exploitation, équipé d’une pompe électrique, d’un débit de 5l par seconde. Ce qui satisferait les besoins de la population jusqu’au delà de l’an 2010.
En contre partie, l’association s’est engagée à construire la station de pompage, conformément au plan fourni par l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole.
Les parcelles de terrain nécessaires pour implanter la station de pompage et le château d’eau furent cédées par des particuliers à l’association.
Cette étape fut jalonnée par des pressions externes qui ont durement secoué la communauté et menacé son cadre organisationnel fraîchement constitué. Cependant, la volonté de la communauté, sa mobilisation sociale et sa capacité de solidarité, sont sorties de cette épreuve renforcées. Ce fut un signe d’encouragement et un gage de succès.
Comme prévu, la solution transitoire d’approvisionnement en eau potable fut réalisée, en partenariat avec la Direction Régionale de l’Hydraulique, et inaugurée le 6 Novembre 1995 par Monsieur le Wali à la Wilaya d’Agadir, à la tête d’une imposante délégation.
Cette solution transitoire comprend :
Le coût des canalisations et des bornes fontaines fut supporté par un bienfaiteur, orienté par Monsieur le Wali à la Wilaya d’Agadir.
Quant à la construction du château d’eau, elle fut financée par l’association, avec la participation de l’entreprise Zerkdi et Fils, chargée de son édification sous le contrôle technique du Laboratoire Public des Essais et des Etudes et de la Direction Provinciale des Travaux Publics. De même, le bureau de contrôle Technitas d’Agadir fut chargé par l’association sociale Tiouizi d’assurer le contrôle technique.
Le contrôle technique du creusement du forage, de l’équipement en pompe électrique, de la pose de calconsdes bfontaassuré par ladirection régionale de l’Hydraulique.
De l’avis des spécialistes, le projet a été réalisé dans les règles de l’art et avec un coût très avantageux pour l’association.
Depuis le mois de Janvier 1996, l’étape de l’extension du réseau de distribution fut entamée par la coopérative de plomberie AL HASSANIA d’Agadir, qui a offert un prix avantageux, de loin inférieur à l’estimation de l’étude faîte par la RAMSA.
L’association s’est engagée à verser 40%, soit 280.000,00 Dhs.
L’association Tiouizi comptait sur l’Association Marocaine de Solidarité et de Développement (AMSED), qui a manifesté son intérêt à plusieurs reprises, par écrit et lors des visites à son siège à Rabat, de rencontres forums et ateliers, et lors de deux visites effectuées au chantier de Tagadirt-Naâbadou, pour assurer le financement des 60% qui restent, soit 420.000,00 dhs, et l’acquisition d’un ordinateur pour renforcer les capacités matérielles de gestion du projet.
AMSED a également été sollicitée pour assurer le suivi et le contrôle et surtout pour participer à l’évaluation multi-sectorielle et multi-critères envisagée, pour mesurer l’impact du projet. La participation d’AMSED a finalement fait défaut.
C- Analyse économique et financière :
La Direction Générale de l’ONEP a procédé, à la demande de l’association, à l’étude générale de production et de distribution d’eau potable : Note n° DDP/E/95, mois de Septembre 1995. Les composantes économique et financière y figurent en bonne partie.
C’est cette étude qui servira de base à la gestion du projet d’AEP. Cette étude a conclu à la rentabilité et à la viabilité du projet.
Cette étude fut à l’origine de la révision du statut de l’association pour rétablir le coût réel du m3 d’eau, et rendre obligatoire les services d’un conseiller juridique et d’un expert comptable, par conclusion de convention. Ces deux dernières mesures visent à protéger et défendre les intérêts, le patrimoine et les finances de l’association sociale Tiouizi, dans le but d’assurer la durabilité et la rentabilité du projet d’AEP.
C’est ainsi que le coût du m3 fut fixé à 9 DH, conformément à l’étude globale de production et de distribution d’eau, en attendant la confirmation par la consommation effective d’eau et par le montant des redevances de consommation collectées. Sont inclus dans ce coût, les frais d’extension du projet, les frais d’amortissement des ouvrages, les frais généraux de fonctionnement et de gestion, d’entretien et de réparation et la marge bénéficiaire à dégager pour le réinvestissement dans d’autres projets sociaux.
La communauté, à l’unanimité, a compris cette exigence et a accepté lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire, en date du 28.01.1996, l’application du coût réel du m3 d’eau.
Les résultats performants obtenus ont été appréciés par la communauté qui mesure l’ampleur des avantages acquis :
Pour assurer le fonctionnement, l’entretien et la réparation du projet d’AEP, l’association a engagé deux agents permanents, dont un secrétaire et un plombier, formé par la coopérative de plomberie AL HASSANIA , initié et essayé durant deux mois. Le travail de ces agents permanents est supervisé par une commission des travaux créée à cet effet et contrôlée par le bureau exécutif.
VI- EVALUATION |
A-Le suivi et le contrôle de l’exécution des activités :
Le suivi et le contrôle de l’exécution se font en permanence, à destination interne et externe de l’association, sous forme de comptes rendus des commissions, comptes rendus des réunions, presque hebdomadaires, du bureau exécutif, élargi aux membres des commissions et aux adhérents curieux qui désirent y assister. Preuve de transparence dans les discussions et les prises de décision par le bureau.
Des comptes rendus d’évaluation de l’état d’avancement du projet d’AEP, ont été effectués par la Direction Régionale de l’Hydraulique et l’Association Sociale Tiouizi.
Le contrôle technique de la réalisation des ouvrages fut assuré par la DRH, la DPTP, le LPEE, et le bureau Technitas.
B-L’évaluation :
1°) L’évaluation périodique :
Elle se fait sous forme de comptes rendus adressés à Monsieur le Wali à la Wilaya d’Agadir, à la Direction Régionale de l’Hydraulique, à la Direction Régionale de l’ONEP, et à l’Autorité Locale.
L’évaluation se fait également sous forme de rapports moraux et financiers présentés lors des Assemblées Générales de l’Association.
2°) L’évaluation à terme du projet Eau/Santé-Développement intégré :
Il est prévu l’évaluation à terme du projet, l’étude de son impact sur la population, étude multi-critères et multisectorielles à laquelle seront associés la Direction Régionale de l’Hydraulique, la Direction de l’ONEP, le milieu universitaire, l’Autorité Locale, les ONG partenaires ou intéressées et l’association sociale Tiouizi.
Les données techniques, économiques et financières, organisationnelles sont collectées pour être exploitées lors des évaluations du projet.
Cette évaluation multi-sectorielle, dont les indicateurs restent à fixer et le support à élaborer, en commun accord selon les exigences des partenaires, doit viser à apprécier de la façon la plus systématique et la plus objective possible la performance du projet, l’effet et l’impact des activités développées eu égard aux objectifs fixés pour atteindre le but assigné à savoir l’amélioration des conditions de vie et de santé de la population dans le cadre de la mobilisation sociale et la participation communautaire, le partenariat et la collaboration intersectorielle.
Actualisation du projet faite :
à Tagadirt-Naâbadou le 05.Mars 1998.
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Le Président de l’Association Sociale
Tiouizi : Mohamed OUADI.
Budgétisation du projet d’AEP de Tagadirt-Naâbadou. |
Opérations réalisées par chronologie |
Coût/dh |
Partenaires |
1-Etude chimique des eaux des puits recensés, 2-Etude bactériologique des eaux consommées, 3-Etude d’un château d’eau de 100m3,haut de 20m, 4-Etude du réseau de distribution d’eau(version AC), 5-Etude du réseau (version PVC),retenue, 6-Etude 2ème version château d’eau,150m3,haut 20m, 7-Acquisition terrain,100m2 : implantation forage, 8-Forage équipé d’une pompe électrique, 9-Construction d’une station de pompage, 10-Pose de conduites refoulement distribution+3 BF, 11-Acquisition 200m2 de terrain / château d’eau, 12-Construction du château d’eau 150m3,haut 20m, 13-Contrôle technique construction château , LPEE, Bureau de contrôle TECHNITAS, 14-Electrification station de pompage, 15-Etude générale de production /distribution d’eau, 16-Extension du réseau et branchements particuliers, 18-Elargissement des accès pour pose de conduites, 19-Raccordement du réseau aux ouvrages, 20-Achat de fournitures / branchements particuliers, 21-Construction du local de l’Association, 22-Achat de mobilier de bureau. |
300,00 300,00 15000,00 50000,00 50000,00 15000,00 10600,00 625000,00 43.227,00 285000,00 120000,00 324471,00 40000,00 5000,00 18071,00 40000,00 700000,00 2159,00 18431,00 131715,00 75282,45 3.250,00 |
-Délég.Prov. Travaux Publics/Eau, -Délég.Prov.Santé Publique/HM, -Of.Rég.Mise Valeur Agricole/SM -Dir.Rég. de l’ONEP, Agadir, -RAMSA , Agadir, -Cabinet d’Etude CAMING, -Association Tiouizi, -Dir. Rég. Hydraulique, Ag -Association Tiouizi , -Bienfaiteur,Proposition de Mr. Le Wali, -Don par Mohamed EL JAZOULI, -Association Tiouizi, -Délég.Prov. Travaux Publics, -Association Tiouizi, -Association Tiouizi, -Direction Générale ONEP, -Association Tiouizi. Tiouizi, Tiouizi, Tiouizi, Tiouizi, Tiouizi. |
TOTAL |
2572806,5 |
NOS REMERCIEMENTS A TOUS NOS PARTENAIRES DES ONG, AUTORITES LOCALES, DEPARTEMENTS PUBLICS ONG ET ORGANISMES INTERNATIONAUX KFW / USAID / Peace CORPS
Voir aussi l'évaluation du Projet Eau-Santé / Développement Intégré
Important Rapport du Pr Jamal Eddine Naji : Approche Communautaire PCIME